L’été 2026 restera comme l’un des plus lourds de ces vingt dernières années sur le front des feux : près de 100 000 hectares de forêts et d’espaces naturels ont brûlé en France. Selon les premières estimations de la profession, les incendies représenteraient environ 500 millions d’euros de dommages assurés et 25 000 déclarations, dont 21 000 particuliers et 3 000 entreprises.
Pour les sinistrés, la phase d’urgence laisse place à une autre épreuve : l’indemnisation. Voici les points essentiels.
1. Quelle garantie s’applique ?
Un feu de forêt ne donne pas lieu, en principe, à un arrêté de catastrophe naturelle. C’est la garantie incendie de votre contrat multirisque habitation ou professionnel qui joue. Conséquences :
- la déclaration doit intervenir dans les 5 jours ouvrés ;
- la franchise contractuelle s’applique ;
- l’étendue de l’indemnisation dépend de votre contrat : valeur à neuf ou vétusté déduite, plafonds mobiliers, objets de valeur, dépendances.
2. Les dommages à ne pas oublier
- Fumées et suies : même sans flammes, elles imprègnent murs, textiles, équipements électroniques et systèmes de ventilation. Le nettoyage spécialisé est indemnisable.
- Dommages dus à l’intervention des secours : eau d’extinction, clôtures ou portails forcés.
- Frais annexes : démolition, déblaiement, relogement, gardiennage, perte d’usage.
- Jardins, arbres, clôtures et dépendances, souvent couverts de façon limitée : vérifiez les plafonds.
3. Entreprises : la perte d’exploitation
Pour les 3 000 entreprises touchées, le préjudice matériel n’est qu’une partie de la facture. Un campement, un domaine viticole, un commerce ou un site industriel peut perdre des mois de chiffre d’affaires. La garantie perte d’exploitation, si elle a été souscrite, couvre la perte de marge brute et les frais supplémentaires engagés pour poursuivre l’activité. Certains contrats prévoient aussi la carence d’accès (site inaccessible sur décision administrative) ou la carence de fournisseur.
Le calcul de la perte d’exploitation est technique : période d’indemnisation, saisonnalité, marge, chiffre d’affaires de référence. C’est précisément là que les écarts entre la proposition de l’assureur et le préjudice réel sont les plus importants.
4. Prouver ce qui a disparu
Lorsque tout a brûlé, justifier la valeur de ses biens devient difficile. Rassemblez tout ce qui peut servir de preuve : relevés bancaires, factures en ligne, photos de famille, emails de commande, notices, certificats d’authenticité. Une estimation préalable réalisée avant sinistre est, dans ce cas, un atout décisif.
5. Le rôle de l’Expert d’Assuré
L’Expert d’Assuré indépendant reconstitue l’inventaire des biens détruits, chiffre les dommages immobiliers au coût réel de reconstruction, évalue la perte d’exploitation et négocie avec l’expert de la compagnie. Son objectif : que rien ne soit oublié.
Reconstruire, avec une indemnisation juste
Après un incendie, chaque décision compte : accepter trop vite une offre, c’est renoncer à une part de son indemnisation. Avec Exalian, un Expert d’Assuré indépendant vous accompagne jusqu’au règlement final.